AFFICHE I am not your negro webVelvet Film et FOKAL présentent en projection exceptionnelle, le film documentaire de Raoul Peck I’M NOT YOUR NEGRO, le samedi 24 juin 2017 2 h 30 pm à salle Fokal-Unesco. La projection sera suivie d’un débat avec Raoul Peck. L’entrée se fait sur invitation à retirer à l’accueil à FOKAL.

Une réflexion intime sur la société américaine

À travers les propos et les écrits de l’écrivain noir américain James Baldwin, Raoul Peck propose un film qui revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains au cours de ces dernières décennies. Les mots de James Baldwin sont lus par Joey Starr dans la version française et par Samuel L. Jackson dans la version américaine.

I AM NOT YOUR NEGRO a remporté de nombreux prix dont le Prix du Meilleur documentaire à Philadelphie, le Prix du Public à Toronto et Berlin (ainsi que la Mention spéciale du Jury Oecuménique), et était candidat aux Oscars 2017 dans la catégorie Meilleur documentaire.

NOTES DU RÉALISATEUR

LA RÉVOLUTION HAÏTIENNE VS L’HISTOIRE OFFICIELLE

J’ai commencé à lire les écrits de James Baldwin en sortant de l’adolescence, alors que je cherchais des explications aux contradictions auxquelles j’étais déjà confronté dans ma vie de nomade qui m’avait fait voyager du Congo en France, en Allemagne et enfin aux Etats-Unis, après avoir fui Haïti. Avec Aimé Césaire, Jacques Stéphane Alexis, Richard Wright, Gabriel Garcia Marquez et Alejo Carpentier, James Baldwin était l’un des auteurs de mon corpus personnel. Ils écrivaient sur un monde que je connaissais bien, dans lequel je n’étais pas réduit à une note en bas de page. Ce qu’ils racontaient me parlait d’une histoire, d’une structure et de rapports entre les hommes que je voyais autour de moi. C’était nouveau pour moi qui venais d’un pays qui avait une très haute idée de lui-même, qui avait combattu ET gagné contre l’armée la plus puissante du monde (l’armée de Napoléon) et qui avait, de façon inédite dans l’Histoire, aboli l’esclavage en 1804 après la toute première révolte d’esclaves couronnée de succès de l’histoire de l’humanité.

Je veux parler d’Haïti, la première République indépendante du continent américain.

Les Haïtiens ont toujours su que l’Histoire officielle n’était pas la vraie histoire. La Révolution haïtienne a été niée par l’Histoire officielle des dominants (comme dirait Baldwin : parce que nous étions des mauvais nègres). Les conquêtes coloniales de la fin du XIXème siècle n’auraient pas été possibles idéologiquement sans une justification civilisatrice. Et cette justification n’aurait pas été nécessaire si le monde entier avait su que ces « sauvages » avaient déjà vaincu leurs puissantes armées (françaises et anglaises en particulier) moins d’un siècle auparavant. Alors, les quatre superpuissances de l’époque ont décidé, dans un consensus inhabituellement pacifique, de mettre Haïti à genoux – la toute première République noire libre – en lui imposant un embargo économique sans précédent pour la plonger dans l’oubli et la pauvreté. Et seulement après, ils ont réécrit toute l’histoire.

 

LE PAYS DE LA LIBERTÉ

Je me souviens de mes années à New York avec une âme d’enfant. C’était dans les années 1960 : une époque plus civilisée, pensais-je. Dans la cuisine d’un grand appartement de la classe moyenne dans l’ancien quartier juif de Brooklyn, dans lequel vivaient plusieurs autres familles, une sorte de grand tapis oriental avec les portraits de John Kennedy et de Martin Luther King était accroché au mur : les deux martyrs légendaires de l’époque. Sauf que le tapis ne disait pas toute la vérité : il supprimait naïvement toute hiérarchie entre les deux figures, et annulait l’inégalité de pouvoir qui existait entre les deux. Par ailleurs, cette représentation empêchait de comprendre la spécificité de chacune de leur histoire dont les chemins s’étaient certes croisés un temps ; et il laissait dans son sillage le magma brumeux du malentendu. J’ai grandi dans le mythe d’une Amérique unique – mythe auquel j’ai participé. Le scénario était bien écrit, la bande sonore ne laissait la place à aucune ambiguïté, les acteurs de cette utopie, blancs ou noirs, étaient fort convaincants. Les moyens de production de cet énorme blockbuster étaient phénoménaux. Malgré quelques rares revers épisodiques, le mythe était fort, solide ; le mythe était la vraie vie, la réalité. Je me souviens très bien des Kennedy : Bobby et John, Elvis, Ed Sullivan, Jackie Gleason, Dr. Richard Kimble, et Mary Tyler Moore. A côté, Otis Redding, Paul Robeson et Willie Mays ne m’apparaissent que comme de vagues réminiscences, des petites histoires que le disque dur de ma mémoire aurait tolérées… Alors oui il y avait « Soul Train » à la télévision, mais cela passait assez tard ou le samedi matin, à des moments de faible audience… pour ne pas gêner les annonceurs.

 

TROIS HOMMES

Medgar Evers, mort le 12 juin 1963

Malcolm X, mort le 21 février 1965

Martin Luther King Jr., mort le 4 avril 1968

En cinq ans, ces trois hommes ont été assassinés. Trois grands hommes dans l’histoire des Etats-Unis d’Amérique et au-delà. Ils étaient noirs mais ce n’est pas la couleur de leur peau qui les rassemblait. Ils se sont battus pour des causes différentes, avec des outils différents. Mais finalement, les trois ont été considérés comme dangereux parce qu’ils levaient le voile sur le brouillard de la confusion raciale.

James Baldwin portait également un regard critique sur la société américaine et il adorait ces trois figures. Il était déterminé à montrer les connections complexes entre leurs pensées. Il voulait écrire sur eux dans ce qui serait son dernier ouvrage : Remember This House.

Je ne me suis intéressé à ces trois hommes et à leur assassinat que bien plus tard. Ces trois événements historiques, depuis leur point de départ, ces « témoignages » qui étaient nécessaires, pourrait-on dire, à une remise en question profonde et intime de ma propre mythologie politique et culturelle et de mes propres expériences du racisme et de la violence intellectuelle.

Ces assassinats ont fait écho à mon histoire personnelle. Ces trois scènes de crime redessinaient mon itinéraire personnel entre l’Amérique, l’Afrique et l’Europe. Un voyage à travers un monde qui, comme l’a écrit Achille Mbembe, refuse de reconnaître qu’il existe « plusieurs histoires parallèles du monde » et que les dominants doivent arrêter de considérer l’histoire des autres peuples comme des notes en bas de page de leur propre histoire.

POURQUOI JAMES BALDWIN ?

king baldwinLa pensée de James Baldwin m’a été fort utile, parce qu’il savait comment déconstruire ces histoires. Il m’a aidé à connecter l’histoire de l’indépendance d’Haïti à l’histoire moderne des Etats-Unis et son héritage douloureux et sanglant de siècles d’esclavage.

Baldwin m’a donné une voix, des mots, une rhétorique. Tout ce que je sentais d’intuition et d’expérience, Baldwin lui a donné un nom et une forme. J’avais ensuite toutes les armes intellectuelles dont j’avais besoin.

James Baldwin est l’un des plus grands écrivains nord-américains de la seconde partie du XXème siècle – un écrivain prolifique et un critique brillant de la société américaine. Il a préfiguré les tendances destructrices que nous voyons à l’oeuvre aujourd’hui dans l’ensemble du monde occidental et au-delà, tout en gardant une vision humaniste pleine d’espoir et de dignité. Il a exploré les subtilités palpables – mais non dites – des distinctions raciales, sexuelles et sociales présentes dans les sociétés occidentales et les tensions inévitables, si on ne les nommait pas, autour des questions d’identité, d’incertitudes, d’aspirations et de quêtes personnelles. Il avait une incomparable compréhension de la politique et de l’histoire et surtout de la condition humaine.

Sa prose est précise comme un laser. Elle lance un assaut massif qui ne laisse aucune place pour une réponse. Chaque phrase est une grenade dégoupillée : quand on l’attrape au vol, on réalise qu’il est trop tard ; elle vous explose au visage. Et pourtant, il réussit toujours à rester humain, tendre, accessible.

 

POURQUOI MAINTENANT ?

Aujourd’hui encore, les mots de James Baldwin nous prennent au dépourvu et nous frappent avec la même force et la même violence que quand il les a écrits, il y a plus de quarante ans. Comme un uppercut. Un coup au corps. Il y aura difficilement quelque chose de plus juste, subtil, plus percutant que les mots de cet homme. Il avait tout compris : la politique, l’histoire et, plus que tout, le facteur humain.

Baldwin a survécu aux magiciens, aux gourous et aux beaux parleurs de son époque – noirs ou blancs. Ses idées sont aujourd’hui aussi efficaces qu’à l’époque de leur première formulation. Son analyse, sa vision et ses conclusions sont plus percutantes encore que lorsqu’elles ont été écrites.

Il y a, bien sûr, eu une évolution mais dans le contexte d’extrême violence que connaissent actuellement les Etats-Unis, notamment envers les Noirs, le film propose un diagnostic argumenté pour analyser et comprendre les implications structurelles profondes. En dépit du progrès, Martin Luther King semble bien seul en haut de sa montagne.

Les cycles de violence et de confusion condamnés par Baldwin continuent, banalisés et déformés par l’influence de la presse, la télévision, Hollywood et les partisans politiques hargneux.

Comment rompre ces cycles quand nous ne traitons pas la cause elle-même ? Comment résoudre les problèmes fondamentaux des Etats-Unis ? Jamais la voix de Baldwin n’a été aussi essentielle, puissante, radicale, et visionnaire.

James Baldwin n’a jamais terminé Remember this House. L’ambition de ce film est de combler, en partie, ce manque.

 

LA CONSTRUCTION DRAMATIQUE

I AM NOT YOUR NEGRO se revendique de la quête de James Baldwin. À travers cette quête, je me réapproprie également ma propre histoire. Ce sont les mots de James Baldwin qui donnent la cadence mais les fondations, la structure, le rythme et les étapes charnières sont issus de ma propre expérience. Mes émotions en sont la colonne vertébrale.

En documentant ces trois vies « mémorables » (Evers, King, Malcolm), nous voulons disséquer l’Amérique d’aujourd’hui et revenir sur l’argument central du soi-disant « problème noir de l’Amérique ». Obama n’est malheureusement pas venu à bout du discours dominant. La brève euphorie ayant suivi son émergence n’efface pas toutes les incompréhensions, ni ne soigne miraculeusement toutes les blessures d’un pays construit dans le sang (en particulier le sang des autres).

À l’indéniable présence d’Obama nous devons opposer la réalité, non moins essentielle, de dizaines d’années de mythes et d’un discours partial. En dépit de tout « progrès » réel ou ressenti, nous ne pouvons que douter de l’exactitude des nouveaux symboles de changement. En reconnaissant l’impact de ces histoires sur ma propre mythologie, je dois accepter le fait que j’ai vécu une réalité schizophrène faite de mythes et de démystification.

 

UNE APPROCHE CINÉMATOGRAPHIQUE SUBJECTIVE

Comme dans certains de mes précédents films, et inspirés par le travail d’autres comme Chris Marker, Alexander Kluge et même Jean-Luc Godard, j’ai voulu retourner à mes racines en tant que réalisateur (c’est-à-dire Lumumba, la mort d’un prophète 1990). J’ai voulu revenir à une époque où l’innocence me permettait de prendre des risques, où l’expérimentation politique et esthétique n’avait pas de limites, où il n’y avait pas de modèle, de symbole ni de dogme qui ne pouvaient être pulvérisés. En bref : j’ai voulu tout remettre en question de nouveau pour renouer avec ma liberté et ma subjectivité. Je voulais que ce film soit différent, libre, non formaté. Je voulais que ce soit une expérience à part, et ce avec les mots, la forme, les images, la musique, l’humour, la poésie et le drame. Je voulais une forme libre pour qu’elle corresponde à une réalité brutale en termes de violence, de racisme, d’exploitation, d’abus, de massacres et d’injustices.

 

LA VOIX

Le narrateur du film est Baldwin lui-même, avec sa prose violente, incontestable et implacable. Chaque mot dans ce film vient de Baldwin, de ses livres, ses essais, ses entretiens, ses enregistrements, ses discours, ses films etc. (avec quelques ajustements mineurs d’ordre « technique ») ; des mots que j’ai collectés patiemment dans son oeuvre pour composer un texte original. Des mots qui viennent d’une autre ère mais qui ont un fort écho aujourd’hui. Pour ces mots, j’avais besoin de plus qu’un acteur. J’avais besoin d’une « personnalité » crédible, d’une voix familière, d’une présence qui ne distrairait pas de l’essentiel et qui pour autant serait une voix qui lui donnerait un impact très particulier. Samuel L. Jackson était le choix idéal, je suis ravi qu’il ait adhéré au film et à son approche, de même que Joey Starr pour la version française qui amène une autre dimension, plus proche de la réalité française.

 

LES IMAGES

Ce film est essentiellement visuel et musical. Les images servent de ponctuation aux mots et à la musique et vice versa. En revenant sur la traditionnelle iconographie « noire », avec ses clichés, les non-dits, les erreurs fondamentales d’interprétation voire, à certains moments, la pruderie paternaliste, nous voulons redéfinir sa signification et son impact. C’est pourquoi nous avons non seulement changé le cadrage de ces images mais leur usage traditionnel et leur « montage » également. Cherchant à déconstruire les intentions initiales, à dévoiler des secrets enfouis ou des vérités inconnues de l’époque, il s’agissait de révéler une nouvelle signification à l’iconographie communément admise. Des images en noir et blanc iconiques ont été à cet effet mises en couleur et des images contemporaines passées en noir et blanc. Ce film utilise principalement des images d’archives à la fois publiques et privées, des extraits de classiques hollywoodiens, de documentaires, d’interviews filmées, de programmes télé populaires, de débats télévisés ou publics et des images contemporaines. Un montage kaléidoscopique, frénétique et poétique (un medley) dans un style propre à Baldwin.

 

JAMES BALDWIN

JAMES BALDWIN (1924-1987) compte parmi les écrivains les plus importants et les plus influents du XXème siècle. Ses nouvelles et essais explorent la complexité et les conséquences du conflit racial aux Etats-Unis. À l’étroit dans son pays qui n’accepte ni les gens de couleur ni l’homosexualité, il s’installe à Paris en 1948 jusqu’en 1957 quand il rentre aux USA pour s’engager activement pour les Droits Civiques. N’appartenant à aucune association telles que le NAACP, le SCLC, le Black Panther Party ou le Congress of Racial Equality, il décide de mettre à profit sa liberté de mouvement pour témoigner à travers le pays, mais aussi en Europe, de la violence dont souffre sa communauté. Ainsi, il participe à de nombreuses émissions de télévision comme en 1963 à l’ »Hollywood Rountable » et au « Florida Forum », en 1965 pour l’émission de Kenneth Clark, « The Negro and the American Promise » et en 1968, au Dick Cavett Show. Il prend part également à des débats parmi des intellectuels comme à l’Université de Cambridge en Angleterre en 1965, avec Dick Gregory à Londres en 1969, ou à l’Université de Berkeley en 1974. Ses déplacements lui permettent d’être proche de nombreuses personnalités des Droits Civiques comme Martin Luther King, Malcolm X, Medgar Evers, mais aussi Nina Simone, Harry Belafonte, Sidney Poitier, Lorraine Hansberry et Maya Angelou qu’il encourage pour l’écriture de sa célèbre oeuvre Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage. Après l’assassinat de Martin Luther King et l’essoufflement des Droits Civiques, il s’installe à Saint-Paul-de-Vence où il continue son travail d’écrivain et accueille ses anciens compagnons de combat de passage en France.

 

DATES CLÉS

2 août 1924 - Naissance à Harlem, New York.

1948 - Arrivée à Paris à 24 ans, il est alors aidé par l’écrivain Richard Wright installé en France en 1946.

1957 - Retour aux Etats-Unis pour commencer le combat pour les Civil Rights.

1970 - Il s’installe en France et notamment à Saint-Paul-de-Vence après quelques années d’errance entre Paris, la Turquie et la Suisse. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, il accueille des figures artistiques et intellectuelles américaines telles que Miles Davis, Harry Belafonte, Ella Fitzgerald et Nina Simone.

1986 - Légion d’Honneur décernée par François Mitterrand.

1er décembre 1987 - Décès à Saint-Paul-de-Vence, France

OEUVRES

1947 Premier travail publié dans la revue The Nation.

1953 GO TELL IT ON THE MOUNTAIN (La Conversion)

1955 NOTES OF A NATIVE SON (Chronique d’un pays natal)

1956 GIOVANNI’S ROOM (La chambre de Giovanni)

1961 NOBODY KNOWS MY NAME (Personne ne sait mon nom)

1962 ANOTHER COUNTRY (Un autre pays)

1963 THE FIRE NEXT TIME (La Prochaine Fois, le feu)

1971 NO NAME IN THE STREET (Chassés de la Lumière)

1974 IF BEALE STREET COULD TALK (Si Beale Street pouvait parler)

 

 

RAOUL PECK

raoul peckLa filmographie de Raoul Peck comprend des fictions, des documentaires, et des séries.

À travers sa société de production, Velvet Film (Paris, New York), il a produit ou coproduit l’ensemble de ses films.

Son dernier long métrage de fiction, LE JEUNE KARL MARX, sortira courant 2017.

Il a été membre du jury au festival de Cannes en 2012 et au festival de Berlin en 2002. Il est l’actuel président de la Fémis (École Nationale Supérieure des Métiers de l’Image et du Son) et son travail fait l’objet de nombreuses rétrospectives dans le monde entier.

En 2001, il a obtenu le Prix Irène Diamond de l’ONG Human Rights Watch pour l’ensemble de son travail en faveur des Droits humains.

FILMOGRAPHIE

DOCUMENTAIRES

2016 I AM NOT YOUR NEGRO (Toronto, New York 2016, Berlin 2017…)

2013 ASSISTANCE MORTELLE (Berlin 2016, San Francisco, Hot Docs - 2016)

2001 LE PROFIT ET RIEN D’AUTRE (ARTE, RTBF)

1994 HAÏTI, LE SILENCE DES CHIENS (ARTE) DESOUNEN, DIALOGUE AVEC LA MORT (BBC, ARTE)

1991 LUMUMBA - LA MORT D’UN PROPHÈTE (Meilleur documentaire - Fribourg, New York, Cinéma du Réel - 1992)

FICTIONS

2017 LE JEUNE KARL MARX (Berlin 2017)

2014 MEURTRE A PACOT (Toronto 2014, Berlin 2015)

2009 MOLOCH TROPICAL (ARTE) (Toronto, Dubaï - 2009, Berlin, Tribeca 2010)

2005 QUELQUES JOURS EN AVRIL (HBO) (Compétition officielle, Berlin 2005)

2000 LUMUMBA (Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2000)

1997 CORPS PLONGÉS (Montréal)

1993 L’HOMME SUR LES QUAIS (Compétition officielle, Cannes 1993)

1988 HAITIAN CORNER (Locarno, Berlin - 1988)

SÉRIES TV

2008 L’ÉCOLE DU POUVOIR (Canal+, Arte - Festival européen des 4 Écrans)

2006 L’AFFAIRE VILLEMIN (Arte, France 3 - Association des critiques français)

 

CIVIL RIGHTS

1954 - La ségrégation raciale est déclarée anticonstitutionnelle mais les États du Sud continuent d’appliquer les lois Jim Crow.

1ER DÉCEMBRE 1955 - Arrestation de Rosa Parks à Montgomery, Alabama.

DU 5 DÉCEMBRE 1955 AU 21 DÉCEMBRE 1956 Boycott des bus de Montgomery.

1957 - Campagne de la NAACP pour la déségrégation au lycée de Little Rock, Arkansas.

SEPTEMBRE 1957 - Affaire Dorothy Counts. L’une des premières étudiantes noires admise au Harding University High School à Charlotte, Caroline du Nord. Après quatre jours de harcèlement qui menacent sa sécurité, ses parents la poussent à se retirer du lycée.

1ER FÉVRIER 1960 - Début de la campagne du Sit in Movement. Série d’actions directes non-violentes pour mettre fin à la ségrégation raciale aux comptoirs des restaurants notamment à Greensboro, en Ca­roline du Nord.

DU 4 AU 17 MAI 1961 - Freedom Riders de Washington DC à la Nouvelle-Orléans.

1963 - Le SCLC organise la Campagne de Birmin­gham, Alabama, afin d’attirer l’attention sur le trai­tement des Afro-Américains dans cette ville.

AVRIL 1963 - Arrestation de Martin Luther King. Medgar Evers est assassiné dans la foulée le 12 juin.

28 AOÛT 1963 - Marche sur Washington. Discours “I have a dream” par Martin Luther King.

15 SEPTEMBRE 1963 - Attentat à la bombe par le KKK dans une église afro-américaine de Birmingham. Quatre petites filles sont décédées.

2 JUILLET 1964 - Signature du Civil Rights Act par Lyndon Johnson. Martin Luther King est présent et signe le document. Les lois Jim Crow des États du Sud sont abolies.

MARS 1965 - Marche de Selma à Montgomery.

7 MARS 1965 - Bloody Sunday : 600 manifestants pour les droits civiques sont attaqués par la police locale avec des matraques et du gaz lacrymogène. Près de 70 blessés dénombrés.

6 AOÛT 1965 - Loi sur le Voting Right Act dans les États du Sud.

DU 11 AU 17 AOÛT 1965 - Émeutes dans le quartier de Watts, Los Angeles.

1966 - Création du Black Panther Party à Oakland, Californie, par Bobby Seale et Huey P. Newton. Stokely Carmichael popularise le terme de Black Power.

2 MAI 1967 - Le BPP s’introduit au parlement californien avec des armes. Une proposition de loi prévoyait l’interdiction du port d’armes pour les Afro-Américains.

JUIN 1967 - Les mariages mixtes sont inscrits dans la Constitution.

AVRIL 1968 - Manifestations et émeutes après l’assassinat de Martin Luther King.

 

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